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Top 14: Clermont réclame 800 000 euros à Franck Azéma

Selon les informations de RMC Sport, les dirigeants de Clermont réclament plus de 800 000 euros à leur ancien manager, Franck Azéma, désormais au RCT.

Le bras de fer juridique entre Clermont et Franck Azéma est loin d’être terminé. Le club auvergnat entend toujours obtenir réparation après "la rupture anticipée du contrat" de l’ancien manager de l’ASM l’an passé. En février 2021, celui qui avait passé onze saisons du côté de Marcel-Michelin et mené l’ASM au titre de champion de France 2017 avait fait part de son souhait d’être libéré, deux ans avant la fin de son bail.

Quelques mois plus tard, il était officiellement remplacé par le Néo-Zélandais Jono Gibbes, arrivé à sa place un an avant la fin de son bail à La Rochelle, alors que de son côté, Azéma avait refusé de signer la résiliation imposée par Clermont. Dans ces conditions, le club avait notifié la rupture unilatérale du CDD invoquant une faute grave. Se considérant toujours salarié du club, le Catalan avait fait constater à la reprise estivale de l’effectif qu’il n’occupait plus ses fonctions d’entraineur en chef.

"Je me suis présenté à la reprise de l’entraînement, en juillet, avec un huissier, expliquait l’intéressé dans les colonnes de l’Equipe au mois de décembre. On m’a empêché d’entrer. Ce n’est pas quelque chose qui fait plaisir, mais il fallait que je me couvre. Et c’est là que je ne comprends pas l’attitude du président et de M.Loignon (le directeur administratif): c’est devenu une histoire d’ego ! Je pense que l’ASM c’est plus grand que ça."

Décision attendue en 2023

Un an plus tard, le conflit perdure encore. Aucun accord n’a été conclu ces derniers mois entre les deux parties et Azéma a depuis fait ses valises pour le RCT en octobre 2021 où il a pris les rênes du staff technique (désormais aux côtés de Pierre Mignoni). En coulisses, la situation est toujours tendue et Clermont exige une somme astronomique alors que Azéma, lui, estime avoir été licencié.

Selon les informations de RMC Sport, le président Jean-Michel Guillon et ses conseillers ont ainsi réclamé fin juillet environ 800 000 euros pour le préjudice subi et pour exécution déloyale du contrat de travail. L’affaire suivra son cours devant les prud'hommes et une décision est attendue en 2023.

"Le premier enseignement qu’apporte la signature de Franck Azéma au RCT confirme à nouveau qu’il s’estime être libéré de toute obligation vis-à-vis du l’ASM, à la suite de sa résiliation unilatérale du contrat qui le liait à notre club, avaient indiqué les dirigeants auvergnats dans un communiqué le 28 octobre 2021. Dans ce cas l’ASM n’a aucune légitimité ni volonté de s’opposer sous quelque forme que ce soit à sa liberté de signer un nouveau contrat. Cependant, la SASP de l’ASM Clermont Auvergne a saisi la Commission juridique de la Ligue nationale de rugby pour confirmer le droit à indemnités du club, suite à cette rupture anticipée et unilatérale de son contrat d’entraîneur." Sans succès puisque cette commission s’était déclarée incompétente pour statuer sur ce sujet. Comme indiqué alors par RMC Sport, le technicien de 50 ans avait bien juridiquement le droit s’engager dans un nouveau club.

Jean-François Paturaud