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France-Ecosse: les clés du match pour tenter de gagner le Tournoi des Six Nations

Le XV de France peut décrocher son premier titre depuis 2010 en cas de victoire bonifiée avec 21 points d’écart face à l’Ecosse, ce vendredi (21h). La patience et l’audace seront les clés face à la meilleure défense du Tournoi des Six Nations.

D’abord gagner…

Evidemment, ils y pensent. Les joueurs du XV de France sont à 80 minutes de remporter le Tournoi des VI Nations et de décrocher un premier titre depuis celui de 2010 dans la même compétition. Mais une victoire finale dépend de nombreux facteurs: il faudra une victoire bonifiée avec au moins 21 points d’écart (ou six essais et 20 points d’écart). Le risque serait donc de se jeter à corps perdu dans la bataille et d’ouvrir des brèches aux Ecossais. Le staff et le capitaine Charles Ollivon ont assuré qu’ils construiraient patiemment leur match. "Il ne faut pas se tromper d’enjeu: l’enjeu est d’être performant et de gagner le match, a rappelé Fabien Galthié, mercredi. Le reste, ça viendra en fonction de la construction et du scénario du match. "

"La première chose est la volonté de gagner le match ce week-end, a rappelé Ollivon. Le trophée est peut-être dans la tête de certains joueurs mais on reste focalisé sur le match face à l’Ecosse. Ça va être rude, on connait la qualité de notre adversaire, on les a bien étudiés. On a vu leurs performances dans le tournoi, notamment en Angleterre."

… puis marquer quatre essais à la meilleure défense de la compétition

La donnée est trop souvent négligée. Mais le XV de France va devoir inscrire au moins quatre essais à la meilleure défense de la compétition (68 points encaissés, 12 essais encaissés). Certes, le pays de Galles a réussi à s’inviter quatre fois dans l’en-but écossais cette année, mais les Bleus sont bien conscients de la tâche qui les attend. Face à cela, Fabien Galthié n’a pas souhaité trop dévoiler le plan des Bleus, qui ne se lanceront pas forcément dans une possession de balle excessive.

"Ça dépend de l’adversaire et du scénario du match, explique-t-il. Nous avons terminé à égalité avec le pays de Galles avec des périodes de forte domination et d’autres de dépossession. Tout dépend des périodes de possession et de la position du ballon. Il y a une approche tactique et stratégique sur le match. On arrive sur un rugby de position et de transition. Chaque équipe arrive avec sa préparation. Ensuite, ça joue et on voit pour s’adapter et prendre les bonnes décisions."

Ne pas sous-estimer les enjeux écossais

Si les Bleus rêvent d’un titre, l’Ecosse vise aussi son meilleur classement dans la compétition depuis 22 ans. Actuellement quatrième, le XV du Chardon peut s’offrir la deuxième place en cas de victoire au Stade de France, ce qui serait son meilleur résultat depuis son sacre en 1999. "L’adversaire vient avec des ambitions à Paris parce que s’il bat la France de 8 points, il peut arriver deuxième de la compétition, rappelle Galthié. Ils ont aussi un enjeu très fort."

Les cadres encore attendus

Jusqu’ici, ils n’ont pas déçu. Les cadres de l’équipe de France sont encore attendus au tournant ce vendredi soir, à l’instar de Charles Ollivon, capitaine rassembleur et lucide dans les derniers instants du match face au pays de Galles. Fort dans le discours, le troisième ligne a aussi gardé la tête froide dans les moments chauds. Installée avant la blessure de Romain Ntamack et les belles prestations Matthieu Jalibert (forfait), la charnière Ntamack-Dupont est de nouveau associée d’entrée. Les deux leaders d’attaque ont montré qu’ils avaient retrouvé leur automatismes face au pays de Galles.

Le retour de Bernard Le Roux en deuxième ligne apportera de la stabilité en l’absence de Paul Willemse, suspendu. Il sera associé à Swan Rebbadj et ses deux petites sélections. Le staff a aussi décidé de densifier sa défense en faisant glisser Gaël Fickou - un autre cadre - à l’aile, que quitte Teddy Thomas, trop tendre défensivement. Le joueur du Racing 92 a été défendu par le staff. Arthur Vincent, auteur de la passe décisive sur l’essai de Brice Dulin face au pays de Galles, retrouve une place de titulaire et portera aussi l’attaque française.

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport