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XV de France: Novès ironise sur les qualités d’entraîneur de Galthié

Dans une interview accordée à Ouest France, Guy Novès glisse un plaquage appuyé à Fabien Galthié. L’ancien coach du Stade Toulousain, qui sort ce jeudi son autobiographie, estime que l’actuel sélectionneur du XV de France n’est pas "un si grand entraîneur" et qu’il profite surtout de la qualité de son effectif pour avoir de bons résultats.

L’heure de régler ses comptes. Guy Novès a choisi de sortir du silence pour promouvoir la parution de son autobiographie "La tête haute", disponible depuis ce jeudi chez Hugo Sport. Sans prendre de gants. L’ancien coach du Stade Toulousain a accordé un entretien à Ouest France, dans lequel il remet en cause les qualités de Fabien Galthié, l’actuel sélectionneur du XV de France. De manière plutôt cinglante. "Avec Fabien, on a connu des cheminements différents, je le dis dans mon livre. Il n’existe pas de baguette magique, explique le technicien de 67 ans. Si Fabien était un si grand entraîneur, pourquoi aurait-il été écarté deux fois de Montpellier et de Toulon ? Il doit bien y avoir une raison, ou alors les présidents de ces deux clubs sont des imbéciles…"

Selon lui, les résultats positifs des Bleus découlent surtout de la qualité de l’effectif à disposition. Pas vraiment du travail du staff. "On s’est longtemps plaint de ne pas posséder assez de joueurs de niveau international, ils sont là désormais, observe Novès. Ce XV de France a la chance de puiser dans une jeune génération de grand talent, avec pas mal de Toulousains. Leur apport engendre tous ces bons résultats."

"On ne se faisait pas confiance avec Serge Simon"

Après avoir remporté quatre fois la Coupe d’Europe avec Toulouse, Guy Novès a lui aussi était à la tête du XV de France il y a quelques années. Nommé en 2015 pour prendre la succession de Philippe Saint-André, il a été limogé par Bernard Laporte en décembre 2017. Une première pour un sélectionneur français. Autant dire qu’il garde une certaine rancœur de cette période. Notamment contre Serge Simon, le vice-président de Laporte. "L’important, dans le travail, c’est la confiance, explique-t-il dans Le Parisien. Serge Simon n’avait pas confiance en moi, je n’avais pas confiance en lui. Comment alors partir sur un travail commun? (…) Je ne m’attendais pas à finir ma carrière sur de tels comportements. Est-ce que d’autres sélectionneurs avant moi ont subi une telle pression ? Je ne sais pas."

Novès a d’ailleurs contesté son licenciement du XV de France devant la justice. Et il l’a emporté. Le conseil de prud’hommes a condamné la Fédération française de rugby à lui verser plus d’un million d’euros d’indemnités en 2019.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport