RMC Sport

Open d’Australie: Comment le gouvernement peut expulser Djokovic quand même

Si la justice a ordonné sa libération immédiate, Novak Djokovic peut encore être expulsé par le gouvernement australien et le ministre de l’Immigration qui envisage d’utiliser son pouvoir personnel.

Novak Djokovic est sorti de son hôtel de rétention mais pas encore totalement d’affaire. Le juge de la cour fédéral a en effet ordonné la libération immédiate du joueur serbe, ce lundi, en jugeant déraisonnable l’annulation de son visa par le gouvernement australien. Les autorités s’étaient en effet opposées en l’entrée du numéro un mondial de tennis sur leur territoire jeudi en dernier en raison de son incapacité à justifier l’exemption médicale accordée pour disputer l’Open d’Australie. S’il est désormais libre, Djokovic reste sous la menace d’une expulsion du pays à une semaine du début du Grand Chelem.

Le ministre fédéral de l'Immigration a averti qu'il pourrait exercer des pouvoirs supplémentaires pour annuler à nouveau le visa de Novak Djokovic. L'avocat représentant le gouvernement, Christopher Tan, a déclaré au tribunal que le ministre de l'Immigration (Alex Hawke) envisagerait désormais d'exercer son "pouvoir personnel d'annulation" même si le juge Anthony Kelly a renversé la décision du ministre de l’Intérieur d'annuler le visa en premier lieu.

Le juge Kelly a déclaré à M. Tan qu'il appréciait l'avertissement. "J'aurais pu devenir incandescent si j'avais découvert cela pour la première fois ce soir ou aux premières heures de demain", a-t-il déclaré.

Djokovic risque trois ans d'interdiction d'entrer en Australie

Djokovic est désormais suspendu à la décision du ministre de l'Immigration Alex Hawke. Ce dernier a désormais quatre heures pour exercer son "pouvoir personnel d'annulation" en vertu de l'article 133C (3). Djokovic pourrait ensuite le contester même si le pouvoir est extrêmement large et discrétionnaire, et il serait plus difficile de s'y opposer. Si le ministre décidait de l’activer, le Serbe pourrait se voir interdire de rentrer en Australie pendant trois ans. L’affaire n’est pas encore finie.

NC