RMC Sport

Open d’Australie: Djokovic a-t-il menti ? Un QR code suspect au cœur de l’enquête

Novak Djokovic, autorisé à rester en Australie lundi, fait l’objet de plusieurs enquêtes de la part des autorités australiennes qui le soupçonnent d’avoir menti à l’aéroport et qui s’intéressent à un QR Code suspect.

Les autorités australiennes n’en ont pas fini avec Novak Djokovic. Loin de là. Si le juge de la cour fédérale a exigé sa libération immédiate lundi, le Serbe continue de faire l’objet de nombreuses suspicions. Les services des frontières le soupçonnent en effet d’avoir menti lors de son arrivée sur le sol australien. Il a ainsi répondu "non" à la question posée à tous les voyageurs arrivant au pays: "Avez-vous voyagé dans les 14 jours précédant votre vol vers l'Australie?" Des photos publiées sur Instagram tendent à prouver le contraire et les services les étudient avec grande attention. Ce n’est pas le seul point qui interpelle les enquêteurs.

>> Les infos en direct sur l'affie Djokovic

Comme l’ont révélé des journalistes du quotidien allemand Der Spiegel et du média américain The New York Times, le QR Code présenté par Novak Djokovic pour justifier sa contamination au coronavirus le 16 décembre sème le trouble. Le test PCR a d’abord produit un résultat négatif qui s’est transformé en positif.

La question d'une expulsion toujours sur la table

Le sujet est brûlant et dérange la famille Djokovic. Interrogés sur la participation du numéro un mondial à un évènement public, le 17 décembre (soit le lendemain du jour où il a appris son test positif), les proches ont alors décidé de mettre fin à la conférence de presse qu’ils avaient organisée, lundi.

Toutes ces suspicions alimentent les doutes des autorités australiennes qui se donnent le temps d’agir. Le ministre de l’Immigration, Alex Hawke, peut en effet activer son pouvoir personnel pour expulser le numéro un mondial. Selon la presse australienne, il ne prendra pas de décision ce mardi mais un porte-parole du ministre a déclaré que la question était examinée de manière approfondie et qu'il serait "inapproprié de commenter davantage".

L’hypothèse d’une expulsion est donc toujours sur la table. Débouté en appel, le gouvernement semble prendre ses précautions pour examiner une éventuelle faute du Serbe, sujet de grosses crispations auprès d’une population contrainte à des règles strictes. C’est dans ce contexte que le numéro un mondial s’est entraîné, ce mardi. Sans savoir encore s’il figurera sur le tableau du tournoi lundi prochain.

NC