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Open d’Australie: Djokovic ne veut pas révéler la nature de sa blessure

Novak Djokovic s'est qualifié ce dimanche pour les quarts de finale de l'Open d'Australie, malgré des douleurs abdominales. Et il s'est dit "prêt à accepter" toutes les conséquences physiques pour tenter d'aller le plus loin possible dans ce premier Majeur de l'année.

Le mystère reste entier. Prompt à annoncer avec gravité une déchirure musculaire abdominale, qui n’en est finalement pas une, après son match du 3e tour contre Taylor Fritz, Novak Djokovic, maintenant qu’il connaît la gravité réelle de sa blessure, ne veut plus en parler. "Je comprends que vous vouliez savoir, mais je ne veux pas m’étendre sur le sujet, a-t-il indiqué après un succès maîtrisé en quatre sets (7-6, 4-6, 6-1, 6-4) contre le bombardier canadien Milos Raonic. Oui, j’ai fait une IRM, j’ai tout fait, je sais ce que c’est, mais je ne veux pas en parler maintenant. Je suis toujours dans le tournoi, j’espère que vous le comprenez."

"Je ne veux pas trop spéculer à ce sujet", a-t-il osé. Le Serbe s’est dit "prêt à accepter" toutes les conséquences physiques pour tenter d’aller le plus loin possible dans ce premier Majeur de l’année, sachant que la blessure pourrait très bien s’aggraver. A 33 ans, le Serbe est plus que jamais obsédé par sa quête du record des titres majeurs co-détenu par ses rivaux Roger Federer et Rafael Nadal. Et pour y parvenir, il serait prêt à tout hypothéquer, même sa propre santé ? Djokovic a confirmé que plusieurs heures durant, avant la rencontre face à Raonic, il n’était pas certain de pouvoir tenir sa place sur le court, à Melbourne.

Djokovic: "J'espère que ça va évoluer dans la bonne direction"

"Si ça n'avait pas été un tournoi du Grand Chelem, je ne jouerais certainement pas. Mais c'est un Grand Chelem et ça a donc une grande importance pour moi à ce stade de ma carrière, a-t-il confié à la presse. J’ai essayé d’utiliser chaque heure possible pour récupérer et me donner au moins une petite chance de mettre un pied sur le terrain." Contre l’Allemand Alexander Zverev, en quart de finale, la douleur pourrait devenir insupportable à l’échange, mais cela ne semble pas inquiéter le Serbe outre mesure.

"Non. Je dois accepter ce qui m'arrive et il faudra vraisemblablement que j'ajuste mon jeu et mon positionnement sur le court en fonction de mon adversaire, a-t-il expliqué. Contre Sasha (Zverev), il y aura certainement plus de longs échanges, des échanges exténuants. Il bouge bien mais il a aussi un des meilleurs services. Il est très complet. L'évolution de mon état physique entre maintenant et le premier point contre Sasha est à la grâce de Dieu. J'espère juste que ça va évoluer dans la bonne direction et que ça ira peut-être 10% mieux qu'aujourd'hui. Si c'est le cas, je pense avoir ma chance."

https://twitter.com/qmigliarini Quentin Migliarini Journaliste RMC Sport