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Roland-Garros: 13e finale pour Nadal, qui dompte Schwartzman en trois sets

Rafael Nadal se qualifie pour sa 13e finale à Roland-Garros en disposant de Diego Schwartzman au terme d’un beau bras de fer (6-3, 6-3, 7-6). Il attend désormais Novak Djokovic ou Stefanos Tsitsipas.

Onze minutes et trente secondes. Le premier jeu du match, acharné, disputé comme un jeu décisif, annonçait un vrai combat pour cette première demi-finale. Cette bataille a bien eu lieu entre l’habitué et le novice, le maître et l’élève. Ce n’était pas David Ferrer mais une autre teigne format poche, Diego Schwartzman, qui aura bousculé Rafael Nadal plus de trois heures sans le faire chuter, ni même lui dérober un set. Confirmant que la réaction de l'Espagnol, jugeant cette rencontre "très difficile" une fois la victoire en poche, était peut-être plus sincère qu'on pourrait le penser.

Tête de série numéro 12 du tournoi, l’Argentin venait d’user Dominic Thiem (n°3 mondial) jusqu’à l’achever pour son premier test de la quinzaine et ses premiers sets lâchés. Le principal espoir de voir Schwartzman renverser le roi prenait racine dans leurs faces à faces. Pas vraiment dans le bilan (9-1 pour Nadal) plutôt que dans leur dernier affrontement, sur la terre battue de Rome il y a trois semaines, remporté en deux manches (6-2 7-5) par le 14e joueur mondial.

Pourtant, Schwartzman s'était accroché

Le début de match, donc, laissait penser que le duel allait encore être âpre et ce n’est pas le break d’entrée de Nadal qui allait décourager Schwartzman. Pour preuve, il n’a rendu les armes dans la première manche (6-3) qu’après 1h07 de jeu, avec comme seul regret un manque cruel de réussite sur balle de break comparé à son opportuniste bourreau (1/4 contre 2/2 pour l’Espagnol).

Si le score était similaire au terme de la deuxième manche (6-3), le dodécuple vainqueur du tournoi a un peu moins laissé espérer son adversaire, avant un ultime set beaucoup plus décousu, marquée par quatre breaks. Mené 3-1 puis 4-2, l’Argentin a confirmé qu’il ne lâche rien, s’offrant un petit sursis. Ses trois nouvelles balles de break n’ont pas été converties, magnifiquement sauvées par Nadal, qui l’empêchait de servir pour le set. C’est donc un jeu décisif, un vrai, qui allait décider du sort de cette troisième manche haletante.

7-0 dans le jeu décisif

Diego Schwartzman était grand, ce vendredi, mais il fallait être gigantesque pour ne serait-ce que remporter un point dans cette fin de set face au terrien. Pourtant très disputé, le jeu décisif a fini par un... 7-0 en faveur du Majorquain, qui n’y aura laissé aucun point, comme pour punir son adversaire de s’être autant accroché.

Rafael Nadal va donc disputer ce dimanche sa 13e finale Porte d’Auteuil face à Novak Djokovic, comme en 2012, 2014 et 2015, ou face à Stefanos Tsitsipas pour un duel inédit à Paris. Une fois de plus, ce sera avec une pancarte de favori qu’entrera sur le court le joueur de 34 ans.

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Rafael Nadal

Jules Aublanc