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Affaire de la sextape : Deschamps défend Valbuena, "la victime"

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Didier Deschamps s’est exprimé sur l’affaire de la sextape dans laquelle Karim Benzema est mis en examen, ce dimanche dans Téléfoot. Une affaire qui a amené la FFF à rendre l’attaquant du Real non sélectionnable. Le sélectionneur, lui, ne veut pas qu’on oublie le statut de victime de Mathieu Valbuena.

Touché et privé du choc PSG-OL ce dimanche soir en clôture de la 18e journée de Ligue 1 (21h), Mathieu Valbuena est aussi « blessé » moralement. C’est le qualificatif choisi par Didier Deschamps pour évoquer ce dimanche dans Téléfoot son ancien milieu de terrain à l’Olympique de Marseille. Le sélectionneur de l’équipe de France, qui ne peut plus convoquer Karim Benzema sur décision de la FFF, s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire du chantage à la sextape dont a été victime Mathieu Valbuena. Et dans laquelle l’attaquant du Real est mis en examen.

Alors que Noël Le Graët avait évoqué « l’imprudence » de Valbuena qui aurait « laissé trainer son téléphone », Didier Deschamps a pris la défense du joueur en réaffirmant son statut de « victime ». « Je connais bien Mathieu et même si c’est quelqu’un de solide, il a traversé des moments pénibles pour lui et sa famille, a-t-il expliqué. Après, il est dans une situation où il est victime. Il n’y a rien à lui reprocher. Il a été sélectionné, il a été sélectionnable, il le reste. Lui aussi se serait bien passé de cette affaire. »

Deschamps : « Valbuena n’a rien à se reprocher »

Pas question pour Didier Deschamps de mettre Valbuena et Benzema dans le même panier, le joueur de l’OL restant tout à fait sélectionnable. « On ne peut pas placer Mathieu Valbuena et Karim Benzema au même niveau, a insisté le sélectionneur. Mathieu, on ne lui reproche rien. Il n’a rien à se reprocher ! La situation sportive, pour lui, est qu’il n’a aucun souci. Ce qui n’est pas le cas de Karim Benzema. »

Quant à la décision de Noël Le Graët et de la FFF de ne plus autoriser la sélection Karim Benzema en équipe de France, le sélectionneur s’y plie. « Cette décision, je la comprends et je l’accepte, a-t-il indiqué. Je suis sélectionneur, j’ai des décisions à prendre, des listes à faire. La prochaine est au mois de mars. Le plus important, c’est l’institution. Et l’institution, c’est la Fédération et le président. Par rapport à l’éthique et la morale, cette décision est logique. »

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Karim Benzema

A.Bo