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Le meilleur de l’année 2015: le tirage de l’Euro 2016

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Le 12 décembre dernier, l’équipe de France découvrait l’identité de ses adversaires pour l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet). Lors d’un Luis Attaque spécial, le capitaine Hugo Lloris, Olivier Giroud, Mathieu Valbuena et Mamadou Sakho ont analysé ce tirage au sort a priori clément, qui leur a réservé la Roumanie, l’Albanie et la Suisse comme adversaires du premier tour.

Un groupe jackpot ?

En héritant de la Suisse, l’Albanie et la Roumanie au sein du groupe A, l’équipe de France peut s’estimer chanceuse. Malgré la prudence d’usage dans ces circonstances, les Bleus avaient du mal à cacher leur satisfaction au micro de Luis Attaque. « Evidemment, ça aurait pu être plus difficile, avoue ainsi le capitaine Hugo Lloris. C’est jouable mais on devra faire ce qu’il faut sur le terrain et être à la hauteur de l’événement. On est à domicile et il faudra finir à la première place de cette poule. » « C’est un groupe vraiment à notre portée, enchaîne Mathieu Valbuena. Ça aurait pu être pire, il faut le reconnaitre. » Plus mesuré, Mamadou Sakho estime cette poule « pas facile du tout » car « aujourd’hui, toutes les nations ont de très bons joueurs. Tout le monde est coaché par de très bons managers. »

Quel adversaire sera le plus dangereux ?

Les Bleus entameront leur quête d’un troisième sacre continental contre la Roumanie, le 10 juin au Stade de France (21h). Un match qui aura forcément une grande importance pour bien lancer l’aventure. « Une victoire nous soulagerait pour ensuite lâcher les chevaux », estime Lloris, même si, sur le papier, c’est la Suisse, 12e nation du classement Fifa, qui fait figure de rival le plus dangereux. « C’est une équipe difficile à jouer même si on s’était rendu le match facile au Brésil (victoire 5-2 lors du Mondial 2014, ndlr) », juge Valbuena. « Ils voudront prendre leur revanche, prévient Giroud. On les jouera au dernier match (le 19 juin à Lille, ndlr). Ça peut être une finale mais on aura peut-être l’occasion de se rassurer. Ce serait bien d’aborder ce match dans les meilleures conditions. » Valbuena espère aussi que le boulot aura été fait avant, notamment lors de la rencontre précédente face aux coéquipiers de Lorik Cana. « Il ne faut pas oublier qu’on a eu des difficultés face à l’Albanie (lors des qualifications pour l’Euro 2016). On a perdu chez eux (1-0) et on a fait match nul chez nous (1-1). On a déjà vu que l’équipe de France pouvait être en difficulté face à des nations dites inférieures quand on n’avait pas l’état d’esprit qu’il fallait. »

L’Euro déjà dans les têtes ?

Il ne reste que deux matches aux Bleus, fin mars au Pays-Bas et contre la Russie, avant l’annonce de la liste de Didier Deschamps pour l’Euro, début mai (il y aura ensuite trois matches de préparation). « Ça va vite arriver même si on doit terminer notre saison en club », explique Lloris. « Je pense que chaque joueur de l’équipe de France a ça dans un coin de la tête, reconnait Valbuena. Chacun a ses objectifs personnels et collectifs avec ses clubs. Je ne peux pas oublier cette grosse échéance qui nous attend à la fin de l’année. On a notre quotidien avec le club mais l’équipe de France est très importante pour tous les joueurs. On a toujours ça en tête. » Giroud reconnait que l’échéance apparait encore loin alors qu’Arsenal est dans le coup pour le titre en Premier League et sera au rendez-vous des huitièmes de finale de la Ligue des champions en février. Mais si « beaucoup d’eau va couler sous les ponts d’ici là », l’attaquant des Gunners avoue qu’il espère « ne surtout ne pas se blesser ». Et affiche une ambition claire : « On a un super groupe et une grosse envie de briller devant notre public. Et briller, ça veut dire gagner. »