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Di Maria hyperactif, Cavani clinique, Ménez en difficulté: les notes de Bordeaux-PSG

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A quatre jours de son choc en 8es de finale de Ligue des champions face au FC Barcelone, le PSG s'est parfaitement préparé en étrillant Bordeaux (0-3), ce vendredi en ouverture de la 25e journée de Ligue 1. Les Parisiens ont pu s'appuyer sur un Di Maria inspiré et en jambes et sur le réalisme de Cavani.

BORDEAUX

Carrasso 4

Sabaly 5

Jovanovic 4

Pallois 3

Gajic 4

Plasil 4 (remplacé par Vada, 66e)

Toulalan 3

Sankharé 5

Malcom 4 (remplacé par Laborde, 77e)

Rolan 4,5

Ménez 3 (remplacé par Kamano, 57e)

La sale soirée de Ménez

Il est sorti en traînant la patte, l’œil mauvais et la mine déconfite. Jérémy Menez est sorti blessé, semble-t-il, à la 57e minute de ce Bordeaux-PSG mais dans les faits, il avait déjà quitté ses partenaires bien avant. Peu inspiré, il n’a jamais constitué un danger pour la défense parisienne ni apporté la percussion nécessaire quand les Girondins avaient le ballon. Remplacé par Kamano (57e), qui a bien failli permettre aux siens, en glissant le ballon à Vada (67e), de sauver l’honneur.

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Jovanovic, première bourde

Il avait été excellent contre des Caennais à la rue en milieu de semaine. Cette fois, les choses se sont beaucoup moins bien passées pour le défenseur prêté cet hiver par le Zenith St Petersbourg. Vukasin Jovanovic s’est d’entrée mis dans le dur en remettant plein axe un ballon dans la trajectoire d’Edinson Cavani, dont la demi-volée ira tromper Cédric Carrasso. Et après cette erreur initiale, l’intéressé n’a jamais eu une once d’autorité sur l’attaque parisienne.

Toulalan, le régulateur était cassé

Généralement quand Jérémy Toulalan va, les Girondins de Bordeaux suivent le mouvement. Vendredi soir, l’ancien Lyonnais a vite pris l’eau face à l’entrejeu parisien, à l’image de fautes répétées en début de partie, notamment sur Adrien Rabiot. Il n’a pas su insuffler le souffle de révolte ni l’agressivité nécessaire à ses partenaires pour perturber la mécanique parisienne. Et pour ne rien arranger, une de ses pertes de balle est à l’origine du deuxième but parisien.

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PSG

Trapp 6

Meunier 5,5

Marquinhos 7

Kimpembe 6,5

Kurzawa 5

Verratti 6,5 (remplacé par Nkunku, 59e)

Rabiot 5,5

Motta 7

Lucas 6,5

Di Maria 7,5 (remplacé par Draxler, 62e)

Cavani 8 (remplacé par Ben Arfa, 71e)

Cavani, un réalisme chirurgical

Et de deux qui font 25 désormais. Edinson Cavani n’en finit plus de marquer pour le PSG et continue à truster la cime du classement des buteurs de Ligue 1. Mais au-delà de son doublé du soir, l’attaquant uruguayen a surtout rempli son capital confiance en inscrivant deux beaux buts, sur deux gestes d’instinct et qui témoignent bien de son excellente forme du moment : deux demi-volées sans contrôle, qui auraient pu finir largement hors cadre à une autre époque et qui plus est inscrites à des moments charnières du match (6e et 48e). A priori, El Matador est réglé pour le choc face au Barça mardi.

Di Maria est bel et bien de retour

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L’arrivée de Julian Draxler l’a véritablement métamorphosé. De là à dire que le PSG a retrouvé le Di Maria de la première partie de la saison 2015-16… il y a encore un peu de marge. Mais l’Argentin est bel et bien de retour. Jusqu’à sa sortie, il a été dans tous les bons coups parisiens, a sollicité Carrasso, a défendu comme un beau diable… et a largement fait le job, d’un but (un lob) pour le break du PSG et une passe décisive pour le deuxième but de Cavani. Une prestation majeure et qui va ouvrir le débat sur sa présence comme titulaire mardi face au Barça.

Marco Verratti, la reprise en douceur

Le petit meneur de jeu de poche italien faisait son retour de blessure et Unai Emery avait décidé de lui donner une heure de jeu dans les pattes. Si au début, l’ancien joueur de Pescara a semblé timide, son impact sur l’animation offensive de son équipe est allé crescendo. La preuve ? C’est de son pied que jaillit l’ouverture sur le but de Di Maria, peu avant la mi-temps (41e). Très encourageant avant la grosse explication de texte de mardi.