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Montpellier-PSG: le trio Neymar-Mbappé-Icardi sauve la triste prestation parisienne

Le PSG s'est imposé difficilement à Montpellier (3-1), samedi soir pour le compte de la 17e journée de Ligue 1. Neymar, Kylian Mbappé et Mauro Icardi ont inscrit les trois buts parisiens. Un match marqué par deux nouvelles blessures dans les rangs de Thomas Tuchel: Presnel Kimpembe et Idrissa Gueye.

Une victoire à la Pyrrhus. Grandement aidés par l'exclusion de Pedro Mendes à la 72e minute, Neymar et Kylian Mbappé (chacun un but et une passe décisive) ont permis au Paris Saint-Germain de s'imposer samedi soir sur la pelouse du MHSC (1-3). Les trois buts parisiens ont tous été inscrits dans le dernier quart d'heure, en seulement sept minutes.

À quatre jours du dernier match de poules de Ligue des champions contre Galatasaray (mercredi 21h00 sur RMC Sport 1), cette deuxième victoire consécutive et poussive permet au club de la capitale de prendre provisoirement huit points d'avance sur l'OM avant le terme de cette 17e journée de Ligue 1. Pour Montpellier, provisoirement septième, c'est un coup d'arrêt après sept rencontres sans défaite.

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Encore deux blessures pour le PSG

Le résultat passe presque au second plan, par rapport à l'état de l'infirmerie. Edinson Cavani s'était ajouté vendredi soir à la longue liste des blessés, déjà bien fournie avec Marco Verratti et Ander Herrera, sans oublier la longue convalescence de Thilo Kehrer. Cette hécatombe s'est poursuivie à la Mosson avec deux défaillances musculaires: Presnel Kimpembe puis Idrissa Gueye à la cuisse gauche, qui était déjà annoncé incertain. Cela va inévitablement accentuer la pression sur le staff de Thomas Tuchel, dont la gestion de la préparation physique fait déjà l'objet de nombreuses critiques, y compris en interne.

Aussi privé de Marquinhos, laissé au repos pour la naissance de son deuxième enfant, le Paris Saint-Germain a donc encore aligné un milieu à trois expérimental. D'abord avec Pablo Sarabia et Leandro Paredes au coup d'envoi, puis rapidement avec le jeune défenseur Tanguy Kouassi à la place d'Idrissa Gueye.

Le MHSC a brillé dans la combativité

Il n'était finalement pas surprenant de voir la combative équipe du MHSC prendre l'ascendant physique et bousculer son adversaire. Invaincue depuis sept journées, mais aussi sur une série de trois victoires consécutives à domicile avant cette journée, elle s'est procurée la première situation dangereuse avec une frappe d'Andy Delort (9e) et s'est montrée efficace dans ses contres-attaques pour se retrouver rapidement au contact de la ligne défensive.

Montpellier a fini par réussir à provoquer la chance en ouvrant le score par un but contre son camp de Leandro Paredes, qui a dévié de la main une tête manifestement non cadrée de Daniel Congré sur corner (41e). En dépit de quelques actions dangereuses, la seconde période héraultaise a été nettement plus compliquée. La maigre possession s'est avérée problématique, puis le passage en infériorité numérique a tout fait capoter.

Les buts parisiens masquent de grandes lacunes

Depuis la deuxième période contre l'OM (4-0), l'animation offensive du Paris Saint-Germain ne cesse de faiblir. Sous les yeux d'Angel Di Maria, laissé sur le banc après un enchaînement de neuf matchs, Kylian Mbappé et Mauro Icardi n'ont pas existé jusqu'au carton rouge de Pedro Mendes. Si cela peut s'entendre pour l'attaquant argentin, habitué à prendre son mal en patience dans son rôle de renard des surfaces, c'est nettement moins compréhensible pour le Français positionné sur l'aile droite. Il a touché un nombre de ballons faméliques et n'a jamais été dangereux avant la pause. Il a fallu attendre l'heure de jeu pour assister à son premier débordement réussi.

Neymar a aussi vécu une soirée difficile, dans un autre registre. Passablement bousculé, souvent à terre, parfois coupable de passes faciles ratées et souffrant encore d'un manque de vivacité dans ses duels balle au pied, le Brésilien a aussi montré qu'il n'était toujours pas de retour à son plus haut niveau. Il a pourtant été le joueur majeur du PSG, par ses accélérations et ses décrochages pour tenter de dynamiser ce collectif terriblement amorphe. C'est lui qui a provoque les deux occasions nettes en première période et surtout, alors que l'équipe s'embourbait, a obtenu le tournant du match, à savoir le carton rouge de Pedro Mendes.

Neymar a sonné la révolte parisienne, en égalisant d'un somptueux coup franc côté ouvert (74e). Dans la foulée, il a su décaler sur l'aile gauche Kylian Mbappé qui, après un crochet, a sauvé son match et donné l'avantage à Paris (76e). Le numéro 10 auriverde a ensuite réussi une belle ouverture pour le champion du monde tricolore, auteur de la passe décisive pour le dernier but signé Mauro Icardi à la 81e (son septième en championnat). Un dernier quart d'heure qui a confirmé l'alpha et l'omega du Paris Saint-Germain de ces dernières semaines, incapable d'être en totale maîtrise dans le contenu mais toujours capable de trouver de la ressource pour faire trembler les filets.

Julien Absalon