RMC Sport

Nice-OL: un match si particulier pour Galtier, Bard et Gouiri

Ce dimanche (13h), le coach champion de France en titre s’apprête à défier un club qui a cherché à l’enrôler cet été. Après de longues semaines de faux-suspense, Christophe Galtier avait signé à l’OGC Nice, séduit par le projet INEOS.

Si la rencontre de ce dimanche mettra au duel le Nice de Christophe Galtier au Lyon de Petez Bosz en Ligue 1 (13h), elle aurait aussi pu avoir lieu avec ces deux mêmes hommes mais dans le costume inverse.

A la recherche d’un coach pour remplacer l’intérimaire Adrien Ursea après le limogeage de Patrick Vieira, le directeur sportif niçois Julien Fournier coche le nom du technicien néerlandais, celui qui a corrigé l’OGC Nice dès l’entame de sa campagne européenne à Leverkusen (6-2). Cependant, Christophe Galtier, alors en passe de remporter le championnat de France avec Lille, demeure la priorité.

Galtier tout proche de Lyon en mars

Celle de Jean-Michel Aulas aussi, même si la position de l’OL, encore dans la course au titre à laquelle le LOSC participe, fait que les discussions se gèlent alors qu’un deal aurait pu être trouvé dès le mois de mars. Le 25 mai toutefois, le président lyonnais et Juninho rencontrent le surnommé "Galette". L’entretien n’est pas convaincant pour l’entraîneur, qui rejoint son domicile dans le Sud où l’attend Julien Fournier, une bonne connaissance. Charmeur, le directeur sportif trouve les mots pour vanter le projet INEOS et séduire le natif de Marseille, qui finit par signer en toute fin du mois de juin avec le club de la Côte d'Azur. 

De jeunes Gones devenus Aiglons 

Dimanche sera également un moment particulier pour deux joueurs azuréens: Amine Gouiri et Melvin Bard, tous deux issus du centre de formation de l’OL. Le premier, Niçois depuis l’an dernier, s’est fait un nom en Ligue 1 à Nice après quelques minutes disputées dans l’élite sous le maillot lyonnais sans réussir à se faire une place, freiné en partie par une blessure au genou. Etiqueté comme un des meilleurs produits du centre de formation de l’OL depuis son arrivée au club en U14, il laisse un goût amer à certains dirigeants et supporteurs rhodaniens, qui auraient aimé le voir exploser à Lyon au lieu de l’observer aujourd’hui comme le meilleur élément offensif du Gym.

Melvin Bard s’est lui révélé à l’OL la saison dernière. Né à huit kilomètres de la cité des Gones, il a découvert la Ligue 1 le 6 décembre 2019 sur la pelouse de Nîmes, à 19 ans. Mais ce sont ses 14 matchs dans l’élite l’an dernier qui l’ont fait connaître... au point de taper dans l’œil des dirigeants niçois toujours friands des produits lyonnais (Pléa, Pied, Ben Arfa…). Même si Julien Fournier rappelle que "la volonté est de former (nos) propres joueurs". 

L'heure des retrouvailles

Peter Bosz n’aura fait que le croiser, le temps de quelques entraînements, avant que Melvin Bard ne rejoigne la sélection olympique à Tokyo. "Les deux jouent et jouent bien là-bas, ça veut dire quelque chose sur notre Academy, a fait remarque l’entraîneur lyonnais en conférence de presse d’avant-match. Je connais moins bien Melvin que Gouiri, contre qui j’ai joué avec Leverkusen (face à Nice en Ligue Europa ndlr). C’est un très bon joueur qui progresse toujours. Il est très jeune mais a déjà un bon niveau."

L’occasion pour ses deux joueurs de retrouver des coéquipiers voire plus: "Ce sont de très bon amis a avoué ce samedi Maxence Caqueret, attendu titulaire après être rentré en fin de match à Prague mardi. Je suis content de les revoir, on échange régulièrement. Je suis très content de jouer contre eux. C’est gratifiant de jouer contre des joueurs avec qui on a grandi. Ils sont deux atouts importants pour Nice mais sur le terrain, ils ne seront plus des amis mais vraiment des adversaires." Et pas de copinage quand il faut prendre une revanche. Lors de l’ultime journée de la saison dernière, Nice était allé s’imposer au Groupama Stadium (3-2) privant Lyon d’une troisième place et d’un rêve de Ligue des champions.

C.Brossard avec E.Jay