RMC Sport

Ligue 2: grosses tensions à Caen et Ajaccio après des buts refusés

Quatre expulsés à Caen, deux à Ajaccio: la soirée de Ligue 2, ce mardi, a été marquée par des buts refusés et de nombreux cartons rouges pour protestation.

Après les débordements entre Lens et Lille, le week-end dernier en Ligue 1, le football français n’a pas pu compter sur la Ligue 2 pour redorer son image. La réception de Dijon par Caen (0-1) a été marquée ce mardi par de grosses tensions sur la pelouse, après contestation d’une décision arbitrale, qui ont entrainé quatre cartons rouges. Une situation similaire à celle survenue lors d’Ajaccio-Niort (0-0), un peu plus tôt.

L’action la plus litigieuse est survenue en toute fin de match, alors que Caen, mené 0-1, poussait pour revenir au score. Une frappe de Mehdi Chahiri semble alors franchir la ligne, avant d’être arrêtée par Baptiste Reynet, le portier dijonnais. Ne bénéficiant ni de la Goal Line Technology ni de l’arbitrage vidéo, l’arbitre n’a pas accordé l’égalisation, entrainant la colère des Normands, joueurs et staff compris.

Pickeu expulsé

Furieux, Olivier Pickeu, le président du Stade Malherbe, a alors pénétré sur le terrain pour exprimer sa colère envers l’arbitre. Dans la mêlée un peu confuse qui a suivi, l’homme en noir a alors dégainé deux cartons rouges coup sur coup, en direction du dirigeant, puis de l’entraineur du club, Stéphane Moulin. À l’inverse, Patrice Garande, son homologue dijonnais, est allé attraper certains de ses joueurs par le cou pour leur dire de se calmer.

Quelques minutes plus tôt, le Caennais Ali Abdi avait déjà reçu un deuxième carton jaune pour simulation, à la 75e minute, après un premier but refusé. Pour avoir râlé une première fois contre le corps arbitral, l’adjoint Serge Le Dizet avait lui aussi pris un carton rouge. Au total, quatre Normands, joueurs et staff compris, ont été expulsés.

Moulin réclame la VAR en Ligue 2

"J’aimerais demander à la LFP qu’ils instaurent la VAR en Ligue 2, s’est insurgé Stéphane Moulin, l'entraîneur de Caen, sur BeIN Sports. S’il y avait eu la VAR, nous aurions certainement gagné le match. Il y a trois penalties et un but qui est rentré. On a le sentiment de se faire voler au coin du bois. […] Le 4e arbitre a demandé à M.Angoula de m’expulser. J’ai juste dit quatre fois "il y a but". Quand je fais des fautes, je le reconnais. A Ajaccio, ça le méritait. Ce soir, je ne comprends pas du tout."

La situation ressemblait comme deux gouttes d’eau à celle survenue à Ajaccio, quelques minutes plus tôt. Alors que le score était encore vierge dans leur match face à Niort, les Corses ont pensé ouvrir la marque à la 68e sur une tête de Clément Vidal, mais se sont vus refuser le but, même si le ballon semblait avoir franchi la ligne. Le banc a alors manifesté sa colère, forçant l’arbitre à expulser l’entraineur Olivier Pantaloni et l’entraineur des gardiens Thierry Debès.

Le match a ensuite été interrompu pendant cinq minutes après qu'un briquet a été jeté sur le terrain par un spectateur du stade François-Coty, avant de finalement reprendre son cours dans une ambiance tendue.

Corentin Parbaud Journaliste RMC Sport