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Manchester City-PSG: les chantiers à venir dans l'effectif de Paris

L’élimination du PSG en demi-finale de la Ligue des champions ouvre la question des chantiers à venir pour renforcer un effectif qui a gagné en crédibilité, mais encore à la porte d’un titre européen tant attendu.

Le PSG n’a pas encore gagné la Ligue des champions mais il ne fait plus rire. Après les échecs répétés en quarts, puis en huitièmes, Paris a franchi un cap dans la régularité avec une finale puis une demi-finale. Mais il lui reste un plafond de verre à briser: celui menant enfin vers le titre dans la compétition reine des clubs. Ses exploits contre le Barça, puis le Bayern en faisaient presque des favoris. Les Parisiens sont finalement tombés sur Manchester City une équipe mieux rodée, sans démériter. "Au bout du compte, sur les deux matchs, vous payez là où vous êtes faibles, a synthétisé Arsène Wenger, ancien manager d’Arsenal désormais consultant sur beIN Sports. Manchester City a eu moins de faiblesses que le PSG sur les deux matchs."

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Des latéraux pas au niveau

Cela ouvre l’ampleur des chantiers parisiens de l’été. Première cible après cet échec: la défense. Hormis Keylor Navas (héroïque en 8e et quart, un peu moins en demie) et Marquinhos, l’arrière-garde a péché contre City. Notamment les latéraux Abdou Diallo, défenseur central de formation, mais surtout Alessandro Florenzi, dans l’œil du cyclone. L’arrière droit italien, prêté par l'AS Rome, a affiché ses limites défensives et mis en exergue la nécessite de recruter malgré les promesses de Colin Dagba alors que Thilo Kehrer a chuté dans la hiérarchie. Cela vaut aussi à gauche où la blessure de Juan Bernat a laissé un grand vide. Layvin Kurzawa a disparu, Abdou Diallo a plutôt tenu le coup sans trop apporter offensivement alors que Mitchel Bakker a fait ce qu’il a pu. "Dans ces moments, la défense n’est pas assez bonne pour gagner la Ligue des champions", a constaté Wenger.

La grande quête du 6

Un chantier reste ouvert aussi milieu de terrain. Et il commence à dater. Depuis le départ de Thiago Motta en 2018, Paris cherche son fameux numéro 6, malgré l'arrivée d'Idrissa Gueye. Leandro Paredes et Ander Herrera ont bien renforcé le milieu de terrain en 2019, tout comme Danilo et Rafinha, opportunités de la fin du marché 2020. Mais aucun n’affiche le profil ou le niveau d’un Casemiro, Joshua Kimmich ou N’Golo Kanté.

Des seconds couteaux pas assez affûtés

Face à Manchester City, Paris a aussi souffert de la comparaison au niveau de la profondeur de banc. Les riches Anglais ont plus dépensé que Paris sur le marché des transferts mais moins dans les stars et plus quantitativement sur des joueurs de très bon niveau. Le banc parisien apparaissait bien plus léger mardi. Aux entrés de Sterling, Aguero et Gabriel Jesus, Paris a répondu avec Draxler, Bakker, Danilo et Kean. Face au Bayern, les remplaçants parisiens avaient livré des performances héroïques face à l’accumulation de blessures. Jeudi, Draxler et Kean, entrés juste avant le deuxième but adverse puis l’expulsion de Di Maria, ont peu apporté.

Neymar et Mbappé, un duo à garder

Ce sera évidemment les deux gros chantiers de l’été. Même critiqué, Neymar est indispensable à cette équipe du PSG qui s’est construite autour de lui. Sous contrat jusqu’en 2022, le Brésilien n’a pas encore officialisé sa prolongation même si "tout est réglé", nous confiait-il la semaine dernière. La presse espagnole a évidemment jeté le doute sur son avenir. Il est permis chez Kylian Mbappé, beaucoup plus évasif à un an du terme de son bail. Absent sur blessure mardi, l’international français maintient la crainte d’un départ qui serait une énorme perte pour Paris.

Icardi, Kean, Draxler, l’autre chantier de l’attaque

Paris tentera de se renforcer cet été mais devra aussi vendre. A ce titre, un départ de Mauro Icardi, définitivement acheté contre 60 millions d’euros l’été dernier, n’est pas à exclure. L’attaquant argentin a traîné un état de forme inconstant tout en représentant une belle valeur marchande. Il a la cote en Italie et un départ pourrait combler une partie du déficit estimé à 200 millions d’euros, tout en offrant une marge pour recruter. Celle-ci semble ténue et c’est peut-être pour cette raison qu’une prolongation de Julian Draxler, très discret en Ligue des champions mais régulièrement utilisé cette saison en Ligue 1, est à l’étude. Quid de Moise Kean? L’attaquant prêté par Everton est une belle satisfaction de cette saison mais son avenir dans la capitale est lié au prix demandé par les Toffees pour un transfert définitif.

NC