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Galthié éteint la polémique

Fabien Galthié

Fabien Galthié - AFP

Vivement critiqué par Bernard Laporte pour s’être rendu au Brésil ce week-end pour l’anniversaire de Serge Kampf, alors que son club disputait une rencontre de Top 14, Fabien Galthié a réagi au micro de RMC Sport. L’entraîneur de Montpellier, qui ne veut pas polémiquer, assure qu’il n’a pas pris cette décision à la légère

En répondant favorablement à l’invitation de Serge Kampf, l’un des hommes forts du rugby français, qui fêtait ses 80 ans au Brésil ce week-end, Fabien Galthié savait sans doute qu’il s’attirerait quelques critiques. Surtout que pendant que l’entraîneur montpelliérain festoyait avec le gratin du rugby tricolore, son équipe recevait Oyonnax pour la 9e journée de Top 14 (25-9). Une attitude dénoncée par un Bernard Laporte virulent, ce lundi dans le Super Moscato Show sur RMC.

« Vu de l’extérieur, bien sûr que ce n’est pas logique qu’un entraîneur s’en aille se faire plaisir, a lancé le manager de Toulon (…) Tout ça est malsain. Sa place était certainement auprès de son équipe et pas là-bas mais après, chacun fait ce qu’il veut, chacun voit les choses comme il l’entend. On n’a pas de jugements à porter si ce n’est que de l’extérieur, ça ne semble pas très sain. Il n’est pas fou Galthié, il est allé là-bas car il y avait les décideurs du rugby français. Il a envie de remplacer Saint-André. Il faut dire les choses comme elles sont. Il faut aller au bout de l’égoïsme. Dieu sait que je suis un défenseur de Galthié et que je le resterai mais là, je ne peux cautionner son attitude. »

Galthié : « Un examen de conscience »

Contacté par RMC Sport, Fabien Galthié n’a pas souhaité polémiquer suite aux propos de son ancien sélectionneur. « J’ai beaucoup de respect pour Bernard Laporte, pour ce qu’il a fait avec le Stade Français, en équipe de France avec moi et pour ce qu’il fait actuellement à Toulon, souffle l’entraîneur du MHR. C’est le premier point. Parfois dans la vie, il y a des choix qui ne sont ni bons ni mauvais mais qui sont des décisions prises face à des examens de conscience. Ça en était un. Je n’ai pas d’autres commentaires à faire, si ce n’est que ça me gêne un peu pour M.Altrad (le président de Montpellier, ndlr). C’est une décision qui a été prise en bonne conscience il y a environ trois mois, c’était au mois de juillet. C’est tout ce que j’ai à dire. » Suffisant pour mettre un terme à la polémique ?

la rédaction avec JL, à Montpellier