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Open d’Australie: la grande confusion sur le cas Djokovic après le verdict

Après la demande de libération ordonnée par la justice australienne, Novak Djokovic n’est pas encore apparu publiquement. Il serait toujours avec ses avocats alors que son père annonce qu’il a de nouveau été arrêté. Une information démentie.

Novak Djokovic est un homme libre depuis ce lundi. Le juge de la cour fédérale a en effet ordonné sa libération immédiate de l’hôtel pour immigrés où il avait été conduit à son arrivée à Melbourne la semaine dernière. Le joueur reste sous la menace d’une décision du ministère de l’Intérieur qui peut activer son pouvoir personnel pour expulser le joueur, dans le viseur des autorités pour ne pas avoir suffisamment justifié son exemption médicale afin de participer à l’Open d’Australie. Non vacciné (il l’a confirmé à la police des frontières), le numéro 1 mondial avait justifié son exemption par une contamination au coronavirus le 16 décembre.

Depuis l’annonce de sa libération, le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie n’est pas encore apparu publiquement. Il fait même l’objet d’informations contradictoires. Son père, qui va tenir une conférence de presse à la mi-journée, a lancé que son fils avait de nouveau été arrêté. Une information démentie par des sources auprès de médias australiens. Selon le Sydney Morning Herald, Djokovic a été localisé aux Rialto Tower où il aurait suivi l’audition dans le cabinet de son avocat, Nicholas Woods.

Son frère, Djordje, a d’ailleurs confirmé cette version. "C’est définitivement de la politique, tout cela a été de la politique, a-t-il déclaré à la chaîne serbe TV Prva. Nous sommes actifs sur tous les réseaux sociaux. Les dernières informations sont qu'ils veulent l'incarcérer. (...) Novak est avec ses avocats dans les salles où l'audience a eu lieu, et il envisage actuellement toutes les options. C’est une grande défaite pour les autorités australiennes, et elles le prennent mal."

Le juge avait exhorté la force frontalière à tout faire pour que Djokovic puisse quitter la détention pour suivre l'audience

Plusieurs policiers s’étaient positionnés devant le bâtiment pendant l’audience. De nombreux fans aussi. Ses avocats avaient d’ailleurs confirmé au juge Anthony Kelly que leur client suivait les débats à leurs côtés. Le magistrat avait exhorté les forces de police aux frontières de "prendre toutes les mesures" pour que Djokovic puisse participer à la procédure. Une ordonnance, rendue dimanche mais publiée plus tôt dans la journée, stipulait que le gouvernement - y compris la Force frontalière - "fasse tout ce qui est nécessaire" pour que le joueur puisse quitter la détention et être conduit dans les locaux spécifiés par les avocats de M. Djokovic pour assister à l'audience. Elle ajoutait que le numéro un mondial devait être autorisé à y rester jusqu'à la fin de l'audience et à "assurer son retour en toute sécurité en détention" par la suite. Le délibéré en a décidé autrement.

Il attend désormais le verdict sur la dernière menace qui plane sur son séjour en Australie. Selon la presse australienne, le ministère de l’Intérieur n'a pas encore décidé d'activer son pouvoir personnel pour expulser le joueur. Il devrait trancher mardi.

NC