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Coupe du monde 2022: Marseille rejoint le boycott des villes françaises

La ville de Marseille a confirmé lundi qu’elle ne diffuserait aucun match du Mondial 2022 de football sur écran géant. La cité phocéenne entend contester les dérives humaines et écologiques de la compétition organisée au Qatar.

Lille, Bordeaux, Reims, Rodez, Strasbourg…et maintenant Marseille. A quelques semaines du début de la Coupe du monde 2022 au Qatar (du 20 novembre au 18 décembre), plusieurs villes françaises ont décidé de boycotter la compétition et ne diffuseront aucun match. Après avoir d’abord pensé à diffuser la finale sur écran géant, uniquement si l’équipe de France restait en course, la cité phocéenne a finalement indiqué ce lundi que cela ne sera pas le cas.

"La Ville de Marseille ne diffusera pas les matchs sur écran géant, a indiqué la municipalité des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. La Ville de Marseille s’engage pour une pratique du sport toujours plus juste et inclusive."

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Marseille dénonce une "catastrophe humaine et environnementale"

Au moment du sprint final avant le début de la compétition, de nombreuses critiques s’élèvent contre le Qatar et les conditions d’organisation du tournoi de la FIFA. Pour justifier sa position et la non-diffusion des rencontres du Mondial, la ville de Marseille souligne son attachement à l’universalisme du sport et son intégration raisonnée dans le monde.

"Marseille, fortement attachée aux valeurs de partage et de solidarité du sport et engagée pour construire une ville plus verte, ne peut contribuer à la promotion de cette Coupe du Monde de football 2022 au Qatar, a précisé la ville via le communiqué officiel. Cette compétition s’est progressivement transformée en catastrophe humaine et environnementale, incompatible avec les valeurs que nous voulons voir portées au travers du sport et notamment du football." A l’inverse de Marseille, plusieurs grandes villes françaises n’ont pas encore tranché comme Paris, Lyon ou Montpellier. A Toulouse, la décision doit être prise d’ici la fin du mois.

Jean-Guy Lebreton