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Euro 2021: un supporter anglais condamné après des insultes racistes contre des joueurs

De la prison avec sursis et des heures de travail d'intérêt général ont été prononcées contre un supporter anglais de 50 ans, qui avait proféré des propos racistes sur les réseaux sociaux à l'encontre de trois joueurs noirs de la sélection anglaise après la défaite en finale de l'Euro.

50 jours de prison avec sursis et 200 heures de travail d'intérêt général. Cette condamnation a été prononcée en ce début du mois d'octobre par la justice britannique à l'encontre de Bradford P., un père de famille de 50 ans qui avait proféré des propos racistes à l'encontre de Jadon Sancho, Bukayo Saka et Marcus Rashford. Il s'en était pris à eux dans une vidéo publiée sur Facebook, après la défaite de l'Angleterre en finale de l'Euro 2021 contre l'Italie (1-1, 3-2 aux tirs au but).

Après cette défaite, ces trois joueurs, noirs, avaient été la cible d'une avalanche d'attaques racistes sur les réseaux sociaux, unanimement condamnée, du gouvernement aux instances sportives. Entrés en fin de rencontre, ils avaient raté leur tir au but, scellant la défaite de l'Angleterre face à l'Italie et brisant ainsi le rêve de tout un pays qui espérait décrocher un deuxième titre majeur, 55 ans après son succès à domicile durant la Coupe du monde 1966.

Comme le relate mercredi la presse locale, Bradford P. a présenté ses excuses. Il a néanmoins déploré le "politiquement correct". Son avocat a tenté de minimiser les faits, en expliquant que son client avait tenu de tels propos parce qu'il avait bu "15 ou 16" canettes de bière. Après cette plaidoirie, le juge a fait savoir qu'un tel délit devrait normalement aboutir à de la prison ferme. Il a néanmoins opté pour un sursis à respecter sur une période de douze mois.

14 semaines de prison pour un autre supporter

En septembre, un autre supporter avait écopé d'une peine similaire. Scott M., 43 ans, avait lui aussi publié un message insultant et raciste sur son compte Facebook. Il a été condamné à 14 semaines de prison avec sursis au tribunal de Warrington Magistrates (nord de l'Angleterre).

Le juge Nicholas Sanders avait déclaré que ce type d'abus en ligne était "quelque chose pouvant causer un préjudice réel non seulement à des individus tels que les trois footballeurs concernés, mais à la société dans son ensemble".

Face à l'ampleur du fléau des insultes discriminatoires sur Twitter, Facebook et Instagram, plusieurs sportifs et clubs anglais avaient boycotté pendant un week-end fin avril les réseaux sociaux.

JA