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OL: les chiffres inquiétants d’un début de saison raté

L’OL a concédé le nul contre l’OM (1-1) ce dimanche en clôture de la sixième journée de Ligue 1. Lyon n’y arrive pas en championnat et connaît l’un de ses pires débuts de saison en dix ans.

La fin du mercato s’annonce rythmée ce lundi du côté de l’OL. Outre la fin du feuilleton Depay au Barça, le club rhodanien pourrait enregistrer l’arrivée d’un ou plusieurs renforts défensifs. L’occasion de combler des manques dans l’effectif de Rudi Garcia et d’offrir à l’entraîneur lyonnais des solutions pour redresser la barre en Ligue 1. 

Au lendemain d’une nouvelle contre-performance face à l’OM (1-1), pourtant réduit à dix après l’expulsion précoce de Payet (19e), les Gones se retrouvent 14es de Ligue 1 après six rencontres. L’un des pires débuts de saison de l’équipe chère au président Aulas.

Un mauvais bilan comptable

A peine plus d’un mois après son superbe parcours jusqu’au dernier carré de la Ligue des champions, l’OL galère en championnat. Depuis le succès inaugural contre Dijon (4-1), Lyon n’a plus gagné le moindre match en L1.

Avec une défaite et quatre matchs nuls, le club rhodanien ne possède que sept points soit son pire total à ce stade de la saison depuis 2014-2015. Seule la campagne 2010-2011 avait encore plus mal commencé pour les Gones avec cinq points. 

Licencié et considéré comme une erreur de casting par Jean-Michel Aulas, Sylvinho avait fait mieux l’an passé avec huit points avant d’être écarté le 7 octobre 2019 par le président lyonnais. Mais contrairement à l’équipe de Rudi Garcia, les troupes du Brésilien avaient déjà entamé leur campagne européenne et affronté Monaco (victoire 3-0) et Paris (défaite 0-1). Face à des adversaires moins hauts dans le classement (Dijon, Nîmes, Bordeaux et Lorient), l’OL a laissé de nombreux points en route.

"Je ne sais pas quoi vous répondre, a rétorqué le coach de l’équipe première après le nouvel accroc contre l’OM. Je ne m'occupe pas de ce qu'il s'est passé, il y a un an, deux ans ou trois ans." Circulez, il n’y a rien à voir.

Une attaque patraque

Le récent Olympico vient illustrer à merveille les problèmes offensifs de l’OL en Ligue 1. Malgré leur supériorité numérique, les partenaires de Karl Toko-Ekambi n’ont pas réussi à faire la différence et marquer un deuxième but. Avec une possession de balle stérile (61%), les Lyonnais ont tenté leur chance à 24 reprises mais n’ont trouvé le cadre que sur trois tirs.

Et voilà bien là où le bât blesse cette saison. Le plan de jeu instauré par Rudi Garcia se veut clair, limpide même. Le technicien demande à ses joueurs de passer par les côtés et d’exploiter au mieux les ailes avec de nombreux centres… pour une efficacité qui laisse encore à désirer. Depuis le début de la saison, Lyon a tiré 125 fois au but pour cadrer 34 tentatives (27%) et ne marquer que sept buts dont quatre sur des penalties (trois pour Depay, un pour Aouar).

"Nous ne sommes pas assez adroits, a encore reconnu Rudi Garcia. Parce que sinon nous aurions marqué ce soir (face à l'OM, ndlr). On ne peut pas non plus ne pas dire cela. Il faut que nous soyons beaucoup plus tueurs devant le but."

En passant à quatre défenseurs contre Marseille, le technicien a tenté un coup tactique. En vain. Un nouveau dispositif qui n'a pas amélioré le rendement lyonnais, loin s'en faut. Surtout en comparaison avec à l'OL version Sylvinho qui tirait beaucoup moins (72), cadrait un peu plus (35%) et marquait davantage (12 buts, aucun penalty). Même l'impression laissée dans le jeu ne parvient pas à séduire cette saison.

Du mieux après la fin du mercato?

Jean-Michel Aulas a eu beau réitérer sa confiance en Rudi Garcia avant l’Olympico, l’entraîneur rhodanien pourrait voir sa situation se dégrader en cas de nouveaux résultats décevants. A moins que la fin du mercato ne lui permette de retrouver un groupe revigoré. Impliqué sur 80 buts en 108 matches de Ligue 1 pour le club rhodanien, Memphis Depay pourrait quitter le club. Un échec de son transfert à Barcelone, couplé à la fidélité de Houssem Aouar, ferait un bien fou aux Lyonnais.

Si importants lors des bonnes performances de l’OL, les deux hommes donneraient un nouvel élan à l’équipe. Mieux, les Gones ont un autre motif d’espoir. Lors de ses deux précédents départs ratés en 2010 et 2014, Lyon avait quand même réussi à arracher une place sur le podium et donc une qualification pour la Ligue des champions. Rudi Garcia et ses joueurs n’ont plus de temps à perdre. Le podium, objectif revendiqué cette saison, se trouve déjà à six points.

JGL avec Christopher Lecoq