RMC Sport

PSG: des recettes en hausse, une bonne nouvelle pour le fair-play financier

Alors que le Paris Saint-Germain est déjà qualifié pour les huitièmes de finale de Ligue des champions, après sa victoire contre le FC Bruges (1-0) mercredi, le club de la capitale vient de publier son rapport d’activité sur la saison 2018-2019. Et il fait apparaître d’importantes améliorations économiques.

La saison dernière, le Paris Saint-Germain semblait marquer le pas. Incapable d'atteindre le stade des quarts de finale de Ligue des champions, le club était encore sous le coup du fair-play financier et avait été investigué par l’instance de contrôle financier des clubs européens pour non-respect des règles comptables.

On s’inquiétait des millions dépensés, lors du mercato 2017, pour Neymar et Mbappé, et les Football Leaks avaient révélé une surestimation de la valeur de certains contrats de sponsoring. Or, il semble que les dirigeants du PSG aient balayé ces pressions en s’installant durablement au sein du gotha économique européen.

315,1 millions d'euros de recettes

C’est en tout cas ce que laisse penser le rapport d’activité, pour la saison 2018-2019, publié quelques heures avant la rencontre contre le FC Bruges (1-0), en Ligue des champions. En 7 ans, les recettes d’exploitation du club, hors prime de match, droits TV et autres recettes, ont augmenté de 227,8%. Elles se sont chiffrées, l’année dernière, à 315,1 millions d’euros.

En détail, les recettes stades ont crû de 97%, de 53,2 millions d’euros en 2012-2013 à 105 millions d’euros en 2018-2019. Sur ces gains, on peut distinguer les recettes billetterie, correspondant à la vente des abonnements et des recettes match, à 62,5 millions d’euros, et les recettes hospitalités, avec les abonnements et l’accueil VIP, à 42,5 millions d’euros.

Il est intéressant de noter que, sur ces recettes, le prix des abonnements moyen en tribunes populaires a connu une augmentation inférieure à la hausse moyenne dans tous les clubs de Ligue 1, de 4,2% par en moyenne contre 7% pour l’ensemble du championnat français. En 2018-2019, le prix moyen d’un abonnement au Parc des Princes était fixé à 975 euros.

Ce sont les tribunes VIP qui ont connu la plus forte hausse, de 77% sur toute la période, à 11 079 euros, et qui ont permis cette importante croissance. Comparativement au reste de l’Europe, sur la saison 2017-2018 (tous les clubs n’ayant pas encore publié leur rapport d’activité sur la saison 2018-2019), le PSG se place 6e entre le Bayern Munich (103,6 millions d’euros) et Liverpool (91,6 millions d’euros).

De fortes recettes de sponsoring et de merchandising

Ensuite, les recettes de sponsoring s’établissent à 149,7 millions d’euros. Sur toute la période étudiée, c’est la part qui connait la croissance la plus élevée, de 718% en 7 ans. Cela s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre de partenaires commerciaux, 17 en 2012 contre 24 en 2019.

Rajoutons à cela les recettes merchandising, correspondant à la vente de maillots, de produits dérivées, de goodies et des recettes de franchise, fixées à 60,4 millions d’euros. Soit une hausse de 145% entre 2012 et 2019. Les dirigeants ont d’ailleurs annoncé que le club avait, pour la première fois de son histoire, dépassé la barre fatidique du million de maillots vendus à travers le monde.

Un succès économique?

Globalement, les chiffres sont excellents et la croissance chiffrée semble annoncer que le Paris Saint-Germain a parfaitement réussi son internationalisation et son développement économique. Seulement, il s’agit des données officielles et n’affichent en détail les autres recettes ainsi que, plus important, la masse salariale totale, les rémunérations détaillées des joueurs et les dépenses globales inhérentes au fonctionnement d’un club de haut niveau.

Pourtant, dans l’environnement comptable actuel du football européen, avec le fair-play financier, il est indispensable de connaître précisément à la fois les recettes et les dépenses. Même si les gains du Paris Saint-Germain semblent très importants, il faudra aussi connaitre ses coûts afin d’estimer sa marge de manœuvre lors des prochains mercatos.

Pierre Rondeau