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Le vent violent, la robe de Papadakis, les cas de dopage… cinq fiascos des JO 2018

Le vent violent sur la piste du ski alpin

Le vent violent sur la piste du ski alpin - AFP

Les JO 2018 se clôturent ce dimanche à Pyeongchang. Et si la quinzaine a été riche en événements positifs, quelques couacs sont tout de même venus émaillés ces Jeux sur le plan sportif ou extra-sportif.

Le vent violent et les températures polaires

De l’aveu même de Christophe Dubi sur RMC, "même les Coréens ne s’attendaient pas à ces températures polaires". Pour le directeur des Jeux olympiques, cette vague de grand froid sur Pyeongchang aura sans doute été le principal point noir de la quinzaine, même si les athlètes ont su surpasser ces conditions climatiques difficiles pour briller.

Un froid bien souvent renforcé par les fortes rafales de vent qui ont pas mal perturbé les premiers jours de compétition, notamment sur les épreuves de ski alpin, provoquant de nombreux reports. "Mais le vent, c’est un aléa qu’on sait gérer", tempère Dubi. "Nous avions des processus en place pour reporter les épreuves et des experts pour anticiper la météo". En effet, malgré les bourrasques, le planning des épreuves a finalement bien été géré par les organisateurs, même si Mikaela Shiffrin a par exemple dû faire l’impasse sur la descente.

La robe capricieuse de Gabriella Papadakis

Cet incident vestimentaire a peut-être coûté le titre à Guillaume Cizeron et Gabriella Papadakis. Aux premières secondes du programme court de danse sur glace, la robe de la patineuse française se dégrafe au niveau du cou. Résultat: Papadakis concourt avec l’inquiétude de perdre son haut à tout moment. Pourtant, le couple tricolore assure et le désagrément passe même inaperçu en direct. Mais la crainte de voir sa poitrine dévoilée en mondiovision aura forcément gêné les médaillés d’argent, classés deuxièmes à seulement 0.79 point des Canadiens Scott Moir et Tessa Virtue.

Le manque d’engouement pour certaines épreuves

Si les sports de glace n’ont pas souffert du manque d’ambiance, notamment en short-track, sport national en Corée du Sud, le biathlon ou le ski alpin n’ont pas eu cette chance sur les pistes d’Alpensia, de Jeongseon ou Yongpyong. Pour certaines disciplines, les images des gradins vides ont un peu terni la quinzaine de Pyeongchang. "Pourtant, 91% des billets ont trouvé preneurs", indique Christophe Dubi, "soit 1 080 000 tickets". Mais selon le directeur des Jeux, les reports en ski alpin expliquent en partie ce manque d’engouement constaté. "Sur la descente par exemple, nous avons décompté 1500 spectateurs, alors que 7000 billets avaient été vendus pour le jour initial."

Le skicross français bredouille

La France n’aura donc pas réussi à battre son record de 15 médailles établi à Sotchi et égalé à Pyeongchang. Pourtant, l’objectif des 20 podiums fixé avant le début des JO semblait atteignable au moment de dresser le bilan. Exceptionnel en Russie il y a quatre ans avec un historique triplé tricolore, le skicross n’a cette fois rapporté aucun podium en Corée. Chez les hommes comme chez les femmes, les chances de médailles étaient pourtant légitimes avec des athlètes classés parmi les meilleurs au monde. Mais les blessures et le manque de réussite dans les séries éliminatoires n’ont pas permis aux Bleus de se hisser dans la moindre finale. Ou comment passer du tout au rien.

Les cas de dopages avérés

Par quatre fois, le Tribunal arbitral du sport a dû annoncer la mauvaise nouvelle d’un cas de dopage avéré à Pyeongchang. Après seulement cinq jours de compétition, le patineur de vitesse japonais Kei Saito était le premier à se faire pincer. Suivi d’un curleur russe, d’un hockeyeur slovène et d’une bobeuse russe. Le comble pour cette dernière, qui arborait fièrement un t-shirt "Je ne me dope pas" avant le début de la compétition. Deux nouveaux contrôles positifs qui ont d’ailleurs poussé le CIO à ne pas autoriser la Russie à défiler derrière son drapeau lors de la cérémonie de clôture ce dimanche.

VIDEO >> Michel Vion répond à la polémique avec le Canada en skicross

D.W