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Coupe du monde 2023: France-Nouvelle-Zélande est "l’un des plus beaux matches de notre vie" pour Ntamack

Absent depuis deux mois suite à une fracture de la mâchoire, le demi d’ouverture des Bleus Romain Ntamack sera de retour sur les terrains la semaine prochaine avec son club du Stade toulousain, et postule au prochain déplacement du XV de France en Angleterre. Vendredi midi, il a découvert le calendrier de la Coupe du monde 2023 chez lui, à Toulouse. Et rêve déjà du match d’ouverture face aux All Blacks.

Vous venez de découvrir le calendrier de la Coupe du monde 2023, avec un match d’ouverture particulier. Que ressentez-vous ?

Romain Ntamack : On rentre encore un peu plus dans cette Coupe du monde. C’est vrai que lors du tirage au sort, on sentait toute cette ambiance, cet engouement. Avec le calendrier des matches, on rentre encore plus dans le vif du sujet. On s’attendait tous à un France-Nouvelle-Zélande en match d’ouverture, on en est ravis. Et les affiches proposées sur tout le territoire français sont magnifiques. Donc ça va être une belle Coupe du monde.

Ça ne pouvait pas mieux commencer avec cette affiche face aux All Blacks…

Je pense qu’on ne pouvait pas faire mieux. C’était dans la logique des choses que d’ouvrir par France-Nouvelle Zélande au Stade de France. Je pense que pour tous les amateurs de rugby en France, mais aussi partout dans le monde, ça va être un des matches les plus suivis sur la planète et les plus intéressants.

Qu’est-ce que signifie pour vous ce France-Nouvelle Zélande ?

On va dire que c’est le Graal en tant que joueur de rugby. Jouer une Coupe du monde chez soi et démarrer face aux Néo-zélandais… C’est la meilleure équipe de tous les temps donc démarrer une Coupe du monde contre eux, en France, il n’y a pas mieux. Je pense qu’on va tous y penser longuement jusqu’au match et on va bien se préparer.

Cela apporte une certaine difficulté, aussi ?

Forcément, ça donnera peut-être plus de pression que de commencer face aux meilleurs joueurs mondiaux, en France, chez toi. On sera très regardés, très suivis. Mais je pense aussi qu’on sera très soutenus et encouragés. Donc on aura une petite boule au ventre avant ce match mais il faudra en profiter à fond, car ça sera peut-être l’un des plus beaux matches de notre vie. Il faudra l’aborder avec le maximum de sérieux et de sérénité, mais aussi avec le plaisir de jouer.

Je ne suis pas inquiet concernant la fin de ce Tournoi.

Vous êtes absents depuis deux mois. Comment allez-vous, et quand allez-vous reprendre ?

Ça va bien mieux, j’ai repris l’entraînement, je devrais reprendre la compétition le week-end prochain. Donc je vais m’entrainer normalement la semaine prochaine avec l’équipe et être compétitif face à Brive. Et après, peut-être, être rappelé avec l’équipe de France. Mais ça, c’est une autre question. Déjà, j’ai retrouvé le terrain et j’ai de bonnes sensations. J’ai hâte de rejouer avec le Stade toulousain.

Votre objectif est donc aussi d’aller jouer en Angleterre (13 mars) et de disputer la fin du Tournoi des VI Nations ?

Oui forcément, c’est l’objectif. Je vais pouvoir reprendre à temps pour être compétitif pour les Bleus. Je ne m’en suis pas caché dès le début.

Comment vivez-vous cette période difficile pour vos coéquipiers, frappés par l’épidémie depuis plusieurs jours ?

C’est vrai que je ne suis pas directement là-dedans mais je suis ce qu’il se passe, j’essaie de prendre des nouvelles des joueurs là-haut. Forcément, c’est compliqué pour eux, ils ne savent pas trop comment se situer par rapport à ça. Ils font ce qu’on leur dit de faire mais c’est un peu flou. C’est compliqué, la période n’est pas facile. On va essayer de finir la fin de Tournoi du mieux possible, mais on a l’impression qu’on avance un peu à vue.

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Vous ne craignez pas que cela ne brise l’élan de l’équipe, après ses deux premières victoires conre l’Italie (10-50) et l’Irlande (13-15) ?

Non, ça ne va pas briser l’élan. Je pense que ça n’a rien à voir avec le sportif. Ça n’influence pas la fin du Tournoi de l’équipe de France. Les matches qu’on jouera, que ce soit contre l’Angleterre, les Gallois ou les Ecossais, même si c’est dans quelques mois contre eux, ça ne changera pas l’ambition qui est la nôtre. Je ne suis pas inquiet concernant la fin de ce Tournoi.

Wilfried Templier