RMC Sport

Roland-Garros: Djokovic triste de débuter en night session

Finaliste en 2020, Novak Djokovic défie Tennys Sandgren ce mardi lors du premier tour de Roland-Garros. Le Serbe regrette d'effectuer son entrée en lice lors de la night session et sans public en raison du couvre-feu imposé face à la crise du coronavirus.

Vainqueur de l'Open d'Australie fin février, Novak Djokovic s'attaque ce mardi à Roland-Garros et affrontera l'Américain Tennys Sandgren lors de son entrée en lice. Après le premier tour remporté par Serena Williams lundi soir contre Irina-Camelia Begu (7-6, 6-2), le numéro 1 mondial disputera son premier match de la quinzaine lors de la deuxième night session du Grand Chelem parisien.

"Je pense que cela dépend de chaque joueur. Je ne peux parler que pour moi, j'ai de bons résultats habituellement quand je joue les sessions de nuit en Grand Chelem, a d'abord rappelé le finaliste malheureux de l'édition 2020. Cela ne me dérange pas."

"Pas fun" de jouer dans un stade vide

Pas opposé à jouer de nuit pour son entrée en lice, Novak Djokovic a toutefois déploré l'absence du public pour son duel face à Tennys Sandgren. En raison de la crise liée au coronavirus et du couvre-feu imposé par les pouvoirs publics, les spectateurs quiteront Roland-Garros avant 21h et n'assiteront donc pas à la night session du "Joker".

"La seule chose qui m'attriste un peu, c'est qu'il n'y aura pas de spectateurs. Je ne savais pas et j'ai appris dimanche que le couvre-feu était fixé à 21 heures, ce qui est l'heure où est censé démarrer mon match, a poursuivi le Serbe de 34 ans. Jouer en Grand Chelem dans un stade vide, cela ne sera pas fun. Espérons juste que je puisse gagner le match et prendre rendez-vous avec la foule au tour suivant."

Sans pour autant jouer en night session lundi soir, le Français Jo-Wilfried Tsonga a lui aussi fait part de sa tristesse de voir le public présent pour son match face à Yoshihito Nishioka quitter les tribunes en cours de partie en raison du couvre-feu et ne pas l'accompagner tout au long de son duel finalement perdu face au nippon (4-6, 2-6, 6-3, 6-7).

"C'est assez émouvant, quand je suis rentré sur le court cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de public, et ils m'ont soutenu à fond. Ils ont chanté la Marseillaise, ils ont scandé mon nom, il y a eu des moments où cela m'a donné des petits frissons. Je ne pouvais pas m'empêcher de leur donner des petits sourires, a expliqué le Français de 36 ans. C’est un peu causasse comme situation, il n’y a personne qui veut partir. Ils sont tous là à me dire "fais quelque chose JO" mais je ne peux rien faire (rire). A un moment donné, il n'y avait pas un bruit sur le court, on entendait les pigeons".

JGL avec Anthony Rech