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US Open : les cinq raisons de croire à un exploit de Tsonga contre Djokovic

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Jo-Wilfried Tsonga, qui a disposé de Jack Sock en huitièmes de finale de l’US Open ce dimanche, sera aux prises avec Novak Djokovic mardi pour retrouver Lucas Pouille ou Gaël Monfils dans le dernier carré. Si écarter le n°1 mondial s’annonce périlleux, le Français dispose de quelques jolis motifs d’espoir.

Djokovic n’est plus au top…

Novak Djokovic, qui espérait signer un Grand Chelem calendaire cette saison, a flanché ces derniers mois. Dans le dur depuis son triomphe à Roland-Garros, le Serbe s’est incliné dès le troisième tour à Wimbledon contre Sam Querrey, puis au premier tour des JO 2016 face à Juan Martin Del Potro, avant de renoncer au Masters 1000 de Cincinnati. Entretemps, il s’est contenté d’une victoire à l’Open du Canada (Masters 1000), avec pour plus gros adversaire Kei Nishikori (7e mondial) en finale. Lors de son entrée en lice à Flushing Meadow, « Nole » s’est également montré à la peine contre Jerzy Janowicz (6-3, 5-7, 6-2, 6-1).

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… et manque de rythme et de repères

2h32 de jeu contre Janowicz, pas une minute face à Jiri Vesely (forfait), 32 minutes avant que Mikhail Youznhy n’abandonne (4-2) et enfin 1h56 pour écarter Kyle Edmund (6-2, 6-1, 6-4). Novak Djokovic a connu une première semaine particulièrement étrange du côté de Flushing Meadows. Jamais un joueur n’avait franchi les trois premiers tours à l’US Open aussi rapidement. Alors non, le n°1 mondial n’est pas harassé mais il a très peu de rythme dans les jambes et est encore en quête de repères. D’ailleurs Tsonga se réjouit de le retrouver dès ce stade de la compétition : « Quelque part je me réjouis de jouer Djoko, parce que si je le joue en quarts de finale ça veut dire que je ne l’aurai pas sur les autres tours. En général, il est redoutable sur les demi-finales et les finales. Plus tôt je le joue, mieux c’est. »

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Tsonga est aussi solide dans le jeu…

Sorti dès le deuxième tour à Rio après s’être blessé au gros orteil du pied droit, puis au troisième tour au Masters 1000 de Cincinnati, Jo-Wilfried Tsonga a profité de son temps libre pour multiplier les séances d’entraînement. Et ça paie. Contre la tête de série n°23, Kevin Anderson (6-3, 6-4, 7-6), puis n°26, Jack Sock (6-3, 6-3, 6-7, 6-2) lors des deux derniers tours, le Manceau s’est montré particulièrement régulier et solide.

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… que dans la tête

Ce mardi, Tsonga disputera son quatorzième quart de finale de Grand Chelem, son troisième à l’US Open (après 2011 et 2015). Il sait donc y faire. Le numéro un Français, présent pour la huitième fois à Flushing Meadows, a fait preuve d’une jolie sérénité ce dimanche lorsque Jack Sock a arraché le troisième set au tie-break (6-3, 6-3, 6-7 [7], 6-2), pour remporter la quatrième manche tout en maîtrise. Comme il le confie, les performances de Lucas Pouille et Gaël Monfils (également qualifiés pour les quarts) le boostent et lui ôtent de la pression.

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Un ultime duel encourageant pour Tsonga

Pour la 15e fois en 21 rencontres, l’ultime rendez-vous entre les deux hommes, le 19 mars en quarts de finale du Masters 1000 d’Indian Wells, avait tourné à l’avantage du Serbe. Mais Tsonga n’avait pas démérité. Loin de là. Si ses premières balles lui avaient fait défaut (46% seulement), le Manceau s’était accroché, cédant seulement sur deux tie-breaks (7-6 [2], 7-6 [2]) après 2h06 de jeu. Avant de multiplier les fautes à chaque money-time, Tsonga avait slicé ses revers sans parcimonie et frappé puissamment en coup droit. Ce qui avait pour le moins contrarié son adversaire.

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JBi