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Coupe du monde: "Certainement pas la dernière", sourit Deschamps, l'avenir de Zidane en bleu s'obscurcit

Didier Deschamps garde l'espoir et l'envie de rester sélectionneur de l'équipe de France après le Mondial 2022 au Qatar. Interrogé ce jeudi par le journal L'Equipe, le technicien s'est aussi confié sur la possibilité de briguer un jour la présidence de la Fédération française de football.

Dix ans, 129 matchs, deux participations à la Coupe du monde et un sacre inoubliable. Nommé en 2012, Didier Deschamps célèbre cet été son dixième anniversaire à la tête de l'équipe de France et guidera encore la sélection lors du Mondial disputé en fin d'année au Qatar (du 20 novembre au 18 décembre). A la fin du tournoi, le sélectionneur espère encore mériter de continuer l'aventure au-delà.

"Joueur, je n’ai pas mangé que du pain blanc. J’ai regardé 1990 et 1994 à la télé mais 1998 a tout emporté. Une Coupe du monde, cela reste le plus grand moment d’une vie de football. Il n’y a rien au-dessus de la Coupe du monde, a lancé le technicien lors d'un entretien publié jeudi par le journal L'Equipe. Et je me dis que ce n’est certainement pas la dernière."

"Pas là pour convaincre qui que ce soit que je dois rester"

Prononcée avec le sourire, cette dernière phrase sur une éventuelle présence dans une future Coupe du monde rappelle les ambitions de Didier Deschamps. Le patron de l’équipe tricolore, qui disputera son premier Mondial sans avoir prolongé son contrat au préalable, a également rappelé qu’une seule chose lui permettrait de conserver sa place sans avoir à le réclamer.

"Pour durer, il faut gagner! Je ne suis pas là pour convaincre qui que ce soit que je dois rester, a encore estimé Didier Deschamps. Je suis là pour gagner."

Deschamps futur président de la FFF? Non mais...

Le nom de Zinedine Zidane, toujours libre après son départ du Real Madrid en 2021, se trouve toujours là comme un couperet au-dessus de la tête du sélectionneur des Bleus. Mais si l’ancien numéro 10 des Bleus pourrait succéder son capitaine de France 98, Didier Deschamps ne se voit pas forcément prendre la suite de Noël Le Graët à la présidence de la Fédération française de football. Par peur ne pas ressentir la même montée d’adrénaline.

"Je suis un homme de terrain, j’ai besoin de terrain, a finalement lancé l’un des trois hommes à avoir gagné le Mondial comme joueur et sélectionneur. Mais si à un moment je pense que j’ai autre chose à faire, ailleurs, on verra. Je sais juste que je ne ferai jamais les choses à moitié."

Jean-Guy Lebreton