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PSG: comment se passe la vie au jour le jour pour les indésirables

Christophe Galtier ne compte plus sur certains joueurs de l’effectif professionnel du Paris Saint-Germain. En attendant un éventuel départ lors du mercato estival, ces indésirables continuent de travailler dans des conditions particulières.

Lors de l'entraînement ouvert à la presse pour quelques mintues ce jeudi, pas de Ander Herrera, Rafinha, Thilo Kehrer, Julian Draxler, Layvin Kurzawa ainsi que Mauro Icardi et Idrissa Gueye, autant de joueurs qui composent le fameux loft francilien.

Christophe Galtier a rapidement expliqué vouloir travailler avec un groupe de joueurs resserré à Paris. Le nouvel entraîneur du PSG a ainsi écarté plusieurs membres de son effectif et le club francilien cherche à les vendre lors du mercato estival.

Si certains d’entre eux essayent de rebondir ailleurs en France ou en Europe, ils ne partiront pas forcément tous avant la clôture du marché des transferts. Et à partir du 1er septembre, selon les informations du journal L’Equipe confirmées par RMC Sport, le PSG envisagerait de les faire évoluer avec l’équipe de National 3 en compagnie des nombreux jeunes issus du centre de formation mais trop âgés pour jouer avec les U19 (Michut, Gassama, Bitumazala, Nagera…).

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Un coach des U19 pour les superviser

A l’image de Thierno Baldé, transféré à Troyes, Paris pourrait laisser filer plusieurs titis lors du mercato estival. Mais les joueurs étrangers de l’effectif pros semblent plus compliqués à exfiltrer en raison de leurs salaires. En attendant, les sept joueurs identifiés comme indésirables par la direction parisienne, se retrouve dans un "loft" à Paris au quotidien. Contrairement aux stars comme Kylian Mbappé, Neymar ou Lionel Messi, ces lofteurs du PSG s’entraînent à un horaire différent du groupe géré par Christophe Galtier et son staff et se retrouvent souvent en séance pendant l’après-midi.

S’ils ont toujours accès aux installations du Camp des Loges, les Herrera, Rafinha et consort travaillent sous la supervision de Régis Beunardeau qui s’occupait encore des U19 en 2021-2022 rappelle le journal L’Equipe. Histoire de les entretenir physiquement, Paris permet aussi à ces indésirables de bénéficier des soins des kinés, de la cellule performance ou du service médical auquel le groupe de Galtier a accès.

Des lofteurs avec une envie moindre?

Forcément, cette mise à l’écart du groupe professionnel s’accompagne d’un coup de mou mental. Malgré le besoin de garder la forme afin de potentiellement rebondir dans un autre club, les indésirables du PSG n’affichent pas tous la même envie à l’entraînement. Certains continuent de rester professionnels quand d’autres semblent plus résignés sur leur situation à Paris.

Le fait de n’avoir aucune chance de jouer pendant le week-end nuit nécessairement à leur implication pendant les sessions de travail durant la semaine. L’opposition organisée le vendredi entre ces joueurs indésirables ne suffit pas pour garder le rythme et être apte à jouer en Ligue 1 immédiatement.

Paris doit régler la situation avant la fin du mercato

Malgré leur mise à l’écart, les lofteurs du PSG demeurent soumis aux mêmes règles concernant la vie du groupe professionnel. Les retards à l’entraînement sont ainsi toujours sanctionnés par un renvoi à la maison et leur comportement reste surveillé par le staff de Christophe Galtier. Une manière de garder un lien, même ténu, avec ces joueurs annoncés partant lors du mercato estival.

En effet, la fermeture de la fenêtre pour les transfert (le 1er septembre en Ligue 1) aura une incidence directe sur le quotidien des indésirables. Si Paris peut légalement les écarter du groupe professionnel de "Galette", l'article 507 de la charte de la LFP prévoit leur réintégration à la fin du mercato.

"Cette mise à l’écart doit s’effectuer de manière temporaire pour des motifs exclusivement sportifs liés à la gestion de l’effectif, prévient la Ligue dans son texte référence. Celle-ci ne doit en aucun cas se prolonger de manière régulière, permanente et définitive s’apparentant à une mise à l’écart du joueur contraire à l’esprit du texte et du contrat de travail du footballeur professionnel."

Jean-Guy Lebreton avec AP