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Super League: Neville fracasse encore les clubs du Big Six de la Premier League

Gary Neville s’est attaqué avec violence à la scission opérée par les membres du Big Six en rejoignant la Super League dimanche. L’ancien défenseur de Manchester United et désormais consultant a dénoncé leur potentielle participation à la Premier League.

Le football anglais pourrait payer un très lourd tribut à la guerre entre l’UEFA et la Super League après la création ce dimanche d’un concurrent à la Ligue des champions. Tous les membres du Big Six de la Premier League (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City, Manchester United et Tottenham) ont accepté de rejoindre la fronde contre l’instance dirigeante du football européen. Auteur d’un énorme coup de gueule contre ce projet, rappelant notamment l’origine populaire des écuries anglaises, Gary Neville en a remis une couche ce lundi matin.

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Neville dénonce un avantage de 350M€

Légende de Manchester United, désormais consultant à la télévision, l’ancien défenseur a violemment dénoncé l’hypocrisie des clubs anglais frondeurs. Et en particulier sur la possibilité de les voir participer à la Super League en milieu de semaine et à la Premier League pendant le week-end. Une hypothèse dénoncée avec vigueur par l’ex-joueur des Three Lions (85 sélections), et notamment en raison de la manne financière obtenue grâce à la nouvelle compétition.

"Ces gens pensent qu’ils peuvent empocher 300 millions de livre supplémentaires (environ 350M€) de plus que les autres équipes chaque saison, a lâché Gary Neville dans un message posté sur les réseaux sociaux. Et puis errer le samedi et jouer avec un tel avantage en Premier League."

Neville veut des sanctions sportives et financières

La diatribe de Gary Neville contre les nouveaux chantres du foot business s’est poursuivie avec la demande de sanctions contre les clubs frondeurs de la part de la Ligue anglaise. A condition que les vingt clubs (dont les six membres de la Super League) parviennent à une décision officielle.

"Déduisez les points, imposez de lourdes amendes et les transferts sous embargo, a encore lancé l’ex joueur des Red Devils. J’espère qu’ils n’ont pas acheté certains des quatorze autres clubs."

Et de conclure d’un dernier mot-clé des plus explicites: "#stopthesuperleague". Visbilement, il ne faut mieux pas trop chatouiller l’Anglais en ce moment. A l’image des supporters outre-Manche, la Super League lui est restée en travers de la gorge.

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